Parole d’alternant.e #10

Parole d’alternant.e #10

Coraline, 23 ans, élève ingénieure Perception des Systèmes et Observation à l’ENSTA Bretagne, en alternance chez Thales

Pourrais-tu me présenter ton parcours scolaire jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai suivi un parcours plutôt classique d’élève ingénieur. Après le bac, j’ai effectué deux ans de prépa en filière Mathématiques-Physique puis rejoint une école d’ingénieur généraliste, l’ENSTA Bretagne. Dans cette école, j’ai choisi de me spécialiser dans un domaine plutôt informatique qui repose sur du traitement de données, traitement d’image et traitement du signal. Actuellement en dernière année de cursus, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un contrat d’alternance chez Thales dans le domaine de l’acoustique sous-marine pour compléter ma formation.

Pourquoi avoir choisi le secteur de l’industrie navale en particulier ?

Dans mon cas, il s’agit réellement d’une fascination et d’une affinité avec le monde de la mer. Etant d’origine ultra-marine, la mer fait partie intégrante de mon histoire et de ma vie. Avoir la possibilité de côtoyer le monde marin tous les jours, même indirectement, est une chance.

Pourquoi avoir choisi l’alternance ?

Outre les revenus qu’elle me procure, l’alternance est un bon moyen d’acquérir de l’expérience professionnelle, et ce, avant même d’obtenir son diplôme. Voilà l’une des raisons pour laquelle j’ai choisi de saisir cette opportunité qui se présentait à moi. Personnellement, je me destine à travailler dans le secteur de la Recherche et Développement. Pour y parvenir, j’ai choisi de compléter mes études par une thèse industrielle de 3 ans après l’école d’ingénieur. Finalement mon alternance dans un bureau d’études de Thales s’est avérée être un très bon argument d’embauche auprès des entreprises en recherche de doctorants et m’a permis de bien défendre ma candidature auprès des différentes organisations chargées du recrutement dans ce domaine.

Comment as-tu trouvé ton alternance ?

Principalement grâce au réseau entreprise de l’école. Dans mon cas, il s’est avéré que Thales était parrain de notre promotion à l’ENSTA Bretagne. Grâce au personnel de l’école responsable des relations entreprise, nous avions été informés et conviés à de grands évènements de recrutement comme la « journée alternance » de Thales par exemple. C’est à la suite des entretiens passés lors de cette journée que j’ai appris que j’avais été sélectionnée.

Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui chez ton employeur ?

Aujourd’hui je travaille dans les services Guerre des mines et Lutte anti sous-marine de Thales. Je travaille sur la conception d’un système informatique capable de faire de la reconnaissance acoustique. C’est-à-dire, un programme capable de distinguer un mammifère marin d’un sous-marin, par exemple, et de pouvoir l’identifier précisément à partir d’enregistrements sonores. Ce que je fais est réellement passionnant, il m’est arrivé d’avoir à manipuler des chants de baleine ou de dauphin lors du développement de cet algorithme de classification.

Quelle image avais-tu de l’industrie navale avant de démarrer cette alternance ?

De prime abord, j’avais une image plutôt sectaire et patriarcale de l’industrie navale. Pour moi, les métiers du naval étaient des métiers réservés aux hommes dont le savoir faire et la passion se transmettaient de père en fils. Presque comme ce que l’on pourrait dire de la Marine lorsque l’on ne la côtoie pas. En réalité il n’en est rien. Il s’agit d’un secteur très accessible, aux hommes comme aux femmes, et faisant appel à des connaissances très vastes dans des domaines tels que l’électronique embarquée ou l’intelligence artificielle qui se développent avec l’augmentation de la complexité des navires. Mon alternance a ainsi complètement changé ma vision de cette industrie.

Comment donnerais-tu envie à quelqu’un de suivre le même parcours que toi ?

Il est rare de voir des personnes qui se destinent à la recherche faire une alternance car on limite souvent ce type de formation à son aspect de facilité d’insertion dans le monde professionnel. L’alternance permet en effet cette facilité d’insertion, mais pas que ! On peut la voir comme un gain en maturité que ce soit d’un point de vue professionnel comme académique. En effet, lorsqu’on travaille sur un sujet en entreprise, on est capable de compléter ses connaissances théoriques en cours et vice versa. De ce point de vue, l’alternance ne fait pour moi aucunement barrière à une éventuelle poursuite d’études même purement académiques.

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