Pourquoi s’orienter

Des formations enrichies et «nouvelle génération»

Les océans constituent 70 % de la surface terrestre. 80 % du commerce mondial se fait par voie maritime et 90 % des communications internationales empruntent des câbles sous-marins. Les routes maritimes sont les artères de la mondialisation, et c’est ce qui justifie l’intérêt constant que leur portent les grandes puissances. Loin d’être un luxe la puissance navale est une condition impérative de la liberté : liberté de commercer, d’agir pour protéger ses intérêts, de résister aux chantages sur l’accès aux ressources car, comme le disait Walter Raleigh :

« Qui tient la mer tient le commerce du monde ;
qui tient le commerce tient la richesse ;
qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même. »

Préparer le monde maritime de demain

L’industrie navale, qui propose plus de 400 métiers nécessitant des formations spécifiques, est confrontée aujourd’hui à un manque de compétences devenu structurel sur certaines activités clés, essentiellement ouvriers et techniciens, qu’il s’agisse de la maîtrise des fondamentaux ou des connaissances des caractéristiques et exigences de la construction navale. Ainsi, sur la soixantaine de formations initiales existantes, une dizaine seulement est spécifique à la filière navale et les passerelles entre les différentes filières de formation sont quasi inexistantes. L’objectif du Campus des Industries Navales (CINav) est de satisfaire les besoins des industriels de la filière navale, en termes de compétences et de volumes de recrutements, au travers d’engagements réciproques entre pouvoirs publics, entreprises et opérateurs de formation. Rejoindre aujourd’hui la communauté de la navale c’est préparer le monde maritime de demain. C’est apprendre un métier passionnant et varié, c’est acquérir des compétences pointues, c’est participer à la réalisation de produits parmi les plus complexes au monde.

C’est se construire un parcours professionnel riche et évolutif dans un environnement de haute technologie en mutation rapide et permanente.

Aujourd’hui, 16 métiers ont été identifiés comme étant en manque de ressources.

 
Bretagne
Pays de la Loire
Normandie
Nouvelle Aquitaine
Total
Chaudronnier
68
39
24
2
133
Soudeur
33
40
14
4
91
Tuyauteur
21
6
1
 
28
Mécanicien naval
34
14
10
10
68
Peintre / Mouleur composite
11
     
15
Usineur, fraiseur tourneur
13
10
6
5
34
Electricien
17
8
7
1
33
Projeteur
90
43
37
21
191
Technicien d’étude
17
34
51
 
102
Méthode
63
34
22
17
136
Qualiticien
7
 
13
 
20
Total
374
241
176
60
851

Source : étude de cadrage des besoins de Chantiers de l’Atlantique, Naval Group, Piriou & CMN 21 juin 2017

Des métiers de pointe, des produits hi-tech

La construction navale a besoin d’ouvriers et de techniciens ayant développé une réelle maîtrise de leur technique. A titre d’exemple pour les métiers de production, obtenir ce niveau de maîtrise exige une répétition incessante pendant des mois. Les formations permettant cette accoutumance de la main s’appuient sur des plateaux techniques dotés de machines-outils et équipements représentatifs adaptés, et des emplois du temps essentiellement remplis par la pratique. Par ailleurs, la capacité des jeunes à s’adapter au monde de l’entreprise n’est pas toujours avérée, et il est observé trop souvent des comportements qui empêchent l’embauche, tels que l’inobservation des horaires, le non-respect de la hiérarchie, etc., en bref le savoir-être.

En termes d’attractivité, les études démontrent une méconnaissance par les potentiels candidats du niveau de technicité requis par les métiers de la navale. En outre, ces derniers sont affectés par les contraintes liées au poids du domaine normatif ou à la qualité des écrits professionnels, mais aussi par les durées d’apprentissages nécessaires pour acquérir les gestes des métiers techniques ou par le besoin de pratiquer la langue anglaise.

Face à ce niveau d’exigence, la proportion de jeunes diplômés embauchés par les industriels décroît. Dans les métiers techniques, les jeunes alternants ont du mal à transformer leur contrat d’apprentissage en contrat de travail.

Pour autant le besoin de recrutement des industriels ne cesse de grandir. Le secteur traverse une période de croissance, avec une visibilité à cinq voire dix ans au moins sur le plan de charge des plus gros acteurs du secteur que sont Chantiers de l’Atlantique et Naval Group.

 

 

Une visibilité à 10 ans

La construction et réparation navales françaises bénéficient d’une période favorable. Naval Group, Chantiers de l’Atlantique et Piriou ont enregistré des commandes record. CMN attend de bonnes nouvelles. Tous doivent désormais réaliser leur programme et livrer les navires dans les délais requis. Pour ce faire ils ont besoin d’embaucher. Face au déficit de main d’œuvre qualifiée, les industriels sont prêts à prendre des engagements de recrutement, pourvu que des garanties leurs soient proposées concernant le niveau technique des futures recrues et le comportement en entreprise.

C’est ce type de garanties que leur apportera le Campus des Industries Navales, pour mettre en place des engagements de recrutement. En parallèle de ces engagements, les industriels auront besoin de visibilité sur les résultats des élèves.

Faire face à ce besoin nécessite des recrutements dans les métiers techniques. Une première étude, réalisée auprès de quatre industriels (Chantiers de l’Atlantique, Piriou, CMN et Naval Group) en juin 2017, chiffrait à plus de 850 le nombre des embauches à réaliser sous trois ans.

Ce chiffre équivaut à des promotions annuelles de l’ordre de 300 élèves, en formant l’hypothèse que la totalité des 300 élèves seraient embauchés, ce qui n’est pas forcément le cas pour plusieurs raisons : poursuite d’études, abandon en cours de formation…..

En conclusion, le nombre d’élèves à former pour satisfaire les besoins de recrutement des industriels se situe entre 300 et 800 personnes par an.

 

 

 

 

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